Les coordonnées personnelles et professionnelles de près de 3 800 intermédiaires bancaires et d’assurance seraient en fuite. Le 3 novembre 2026, le hacker Alduin a annoncé la diffusion d’une base de données attribuée à l’Association Française des Intermédiaires en Bancassurance (AFIB). Les fichiers présentés contiennent notamment des identités, des adresses, des numéros de téléphone et des références d’immatriculation ORIAS.
Fondée en 1997, l’AFIB est une association professionnelle française représentant les intermédiaires en opérations bancaires et en assurance. Elle accompagne les courtiers et leurs mandataires, notamment dans leurs obligations professionnelles et réglementaires. Son siège social est situé à Paris.
Une faille dans l’API de l’association revendiquée par Alduin
Dans une publication datée du 3 novembre 2026 à 17 h 47, le hacker Alduin affirme avoir récupéré les informations des adhérents grâce à une vulnérabilité de type BOLA (Broken Object Level Authorization), également appelée IDOR.
Cette faille apparaît lorsqu’une interface de programmation ne vérifie pas correctement les droits d’accès aux enregistrements demandés. Elle peut permettre à un attaquant de consulter les informations d’autres utilisateurs en manipulant les identifiants des ressources.
Alduin avait déjà revendiqué une vulnérabilité similaire contre HelloDepann le 1er novembre 2026, entraînant la diffusion de milliers de fiches clients et d’interventions à domicile.
Dans le cas de l’AFIB, la méthode d’extraction annoncée n’a pas été vérifiée indépendamment. La date à laquelle les informations auraient été récupérées reste inconnue.
Des adresses personnelles et des numéros ORIAS parmi les données diffusées
L’échantillon publié par le pirate présente 24 fiches individuelles comprenant plusieurs catégories d’informations :
- Noms et prénoms des professionnels ;
- Adresses postales, parfois personnelles ;
- Adresses email et numéros de téléphone, dont des mobiles ;
- Noms des entreprises et cabinets de courtage ;
- Numéros SIRET et références ORIAS ;
- Dates de création et de vérification des fiches ;
- Identifiants internes associés aux enregistrements.
Les exemples examinés comprennent des fiches enregistrées entre janvier et février 2024. Le fichier revendiqué représente environ 1,17 Mo au format JSONL.
Aucun mot de passe, numéro de compte bancaire ou dossier de crédit de particulier n’apparaît dans l’échantillon communiqué. Le volume exact de données personnelles non publiques reste à confirmer, certaines informations professionnelles pouvant déjà être accessibles dans des registres officiels.
Un risque d’usurpation d’identité des courtiers
La combinaison de coordonnées directes et d’identifiants professionnels présente un risque particulier dans le secteur financier.
Des escrocs pourraient utiliser ces informations pour usurper l’identité d’un courtier ou d’un cabinet d’assurance, en reprenant son nom commercial et ses références ORIAS afin de rendre leurs démarches frauduleuses plus crédibles.
Les professionnels concernés pourraient également être ciblés par de faux messages administratifs, des tentatives de récupération d’identifiants ou des demandes de paiement présentées comme provenant de partenaires bancaires ou d’organismes réglementaires.
À ce stade, aucune utilisation frauduleuse des informations diffusées n’a été établie.
Une revendication sans confirmation officielle
Le hacker annonce près de 3 800 enregistrements, mais ce volume n’a pas été vérifié dans son intégralité. Le nombre de professionnels distincts concernés pourrait également être différent.
Au 3 novembre 2026, aucune confirmation publique de l’AFIB concernant cette revendication n’a été identifiée. L’origine précise des fichiers et l’existence d’une vulnérabilité toujours exploitable restent à établir.
Cette affaire souligne un risque important pour les organisations professionnelles : une faille de contrôle d’accès dans un espace adhérent peut exposer un annuaire entier et faciliter des tentatives d’escroquerie reposant sur l’identité de professionnels réglementés.
Source originale : Cyberattaque.org.

