Selon une étude IFOP réalisée pour datashake en janvier 2026, 48 % des Français ont déjà utilisé un agent conversationnel IA (ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude, Deepseek..). Chez les moins de 35 ans, ce chiffre atteint 73 %. L’IA conversationnelle n’est plus un gadget de early adopters. Son usage s’est installé et il est particulièrement important chez les jeunes générations et en progression rapide dans l’ensemble de la population.
Cette adoption a des conséquences directes sur la façon dont les internautes accèdent à l’information et, donc, sur la manière dont les marques doivent se rendre visibles. C’est dans ce contexte qu’émerge le GEO (Generative Engine Optimization), une discipline qui prolonge le SEO traditionnel en l’adaptant aux moteurs de recherche fondés sur l’IA générative. Damien Borieu, consultant SEO/GEO et expert IA chez datashake, résume ainsi ce basculement : « Le GEO n’est pas une révolution, c’est une évolution. L’utilisateur ne clique plus, il reçoit sa réponse. Le robot ne fait plus que scanner du code, il en comprend le sens. Les deux côtés du miroir ont changé. »
GEO : de quoi parle-t-on exactement ?
Le GEO désigne l’ensemble des techniques visant à optimiser la visibilité d’une marque auprès des moteurs de recherche basés sur l’IA générative, tels que ChatGPT, Perplexity, Gemini, AI Overviews de Google, etc. Contrairement au SEO classique, dont l’objectif est de positionner un lien dans une liste de résultats, le GEO vise à faire en sorte que le contenu d’une marque soit cité, reformulé ou intégré directement dans les réponses générées par l’IA.
Il ne s’agit pas d’une discipline à part. Le GEO est l’évolution naturelle d’un bon SEO technique et sémantique. Son objectif est de rendre l’information d’un site exploitable et citable par les LLM (Large Language Models). Concrètement, cela repose sur deux fondamentaux :
- Structurer l’information pour qu’elle soit facilement consommable par les modèles,
- Renforcer l’autorité de la marque (E-E-A-T) à travers un écosystème de présence multi-canaux.
E-E-A-T, qu'est-ce que c'est ?
E-E-A-T est un cadre d’évaluation utilisé par Google (et de plus en plus pertinent pour les LLM) pour juger la qualité d’un contenu. Il repose sur quatre critères :
- Experience : l’auteur a-t-il une expérience concrète du sujet ?
- Expertise : dispose-t-il d’une compétence reconnue ?
- Authoritativeness : la source fait-elle autorité dans son domaine ?
- Trustworthiness : le contenu est-il fiable et transparent ?
En GEO, ces signaux comptent d’autant plus que les IA sélectionnent les sources qu’elles citent en fonction de leur crédibilité perçue.
SEO et GEO : complémentaires, pas interchangeables
Le remplacement du « réflexe Google » est amorcé, mais il est loin d’être achevé. Toujours selon l’étude IFOP/datashake, 45 % des Français déclarent avoir remplacé une partie de leurs recherches Google par des assistants IA. Pour 21 % d’entre eux, ce remplacement est « important », voire « quasi total ».
Pour autant, les moteurs classiques restent le socle. 64 % des Français utilisent encore les moteurs de recherche pour s’informer avant un achat (et 44 % les citent comme premier réflexe), contre seulement 10 % qui intègrent l’IA dans leur parcours pré-achat. Autrement dit, le GEO ne doit pas déshabiller le SEO. Les deux disciplines sont complémentaires, pas substituables.
Mais le pari est clairement générationnel. 73 % des moins de 35 ans utilisent déjà ces outils. Et 52 % des Français jugent l’IA « plus efficace » que les moteurs classiques pour préparer un achat, en aidant à comparer des produits, comprendre leurs différences et obtenir des recommandations personnalisées. Ignorer le GEO aujourd’hui, c’est accepter d’être invisible pour les consommateurs de demain.
Optimiser son GEO : trois piliers à activer
1. La technique : parler la langue des robots
Il ne suffit plus d’être lisible par l’humain, il faut faciliter le travail de lecture des algorithmes. Cela passe par l’utilisation de données structurées (schema.org) pour qualifier explicitement chaque élément d’une page : « ceci est un prix », « ceci est un auteur », « ceci est une question », etc. L’implémentation de la balise <lastmod> dans le sitemap XML, ou de l’en-tête HTTP Last-Modified, signale la fraîcheur d’un contenu aux robots de crawl des LLM, les modèles d’IA ayant tendance à prioriser les contenus récents dans leurs réponses.
2. Le contenu : être clair et factuel
Les IA privilégient les contenus bien découpés qu’elles peuvent reformuler facilement. Le format « chunk », en tableaux, listes à puces, questions/réponses courtes, facilite cette extraction. L’enjeu est de répondre non plus seulement à des mots clés, mais aux questions complexes que les internautes posent en langage naturel à une IA. Et la crédibilité compte : citer ses sources, afficher des preuves (avis, chiffres, études) rassure l’IA sur la fiabilité du contenu qu’elle s’apprête à relayer.
3. La réputation : être présent partout
Les IA ne lisent pas qu’un seul site. Elles croisent les sources pour vérifier la notoriété d’une marque. Disposer d’une fiche Wikipédia ou Wikidata constitue un signal d’autorité très fort. Être cité sur Reddit ou YouTube compte également, car les LLM y puisent énormément de données conversationnelles. Et plus une marque est mentionnée dans la presse, plus l’IA la considérera comme une référence fiable dans son domaine.
Pour piloter cette visibilité dans les moteurs génératifs, datashake a développé un outil propriétaire qui permet de monitorer en temps réel le positionnement d’une marque et de ses concurrents dans les réponses de ChatGPT, Perplexity et AI Overviews. Une capacité de tracking GEO encore rare sur le marché, qui permet aux annonceurs de mesurer concrètement l’impact de leur stratégie sur ce nouveau canal.
Découvrir les outils GEO de datashake
Un canal secondaire, mais en pleine accélération
Le SEO semble évoluer vers ce que certains appellent la « récupérabilité ». Cela signifie être non seulement trouvable, mais exploitable par les machines. L’IA s’installe comme un canal complémentaire stratégique. Si elle reste minoritaire en premier réflexe (4 % selon l’étude IFOP/datashake), elle est déjà un outil de validation pour un Français sur deux. D’ici fin 2026, l’IA pourrait représenter environ 10 % du mix d’acquisition digital, estime datashake.
Avec 73 % des moins de 35 ans déjà convertis aux agents conversationnels, la question n’est plus de savoir si le GEO mérite une place dans la stratégie de visibilité des marques. La question, c’est à quelle vitesse l’intégrer… avant que la concurrence ne le fasse !
