OpenAI lance l’API Agents pour fournir aux développeurs l’infrastructure derrière Codex

Une API pour piloter le harnais qui fait tourner Codex

Dans un blogpost, OpenAI a présenté ce jeudi 10 septembre 2026 l’API Agents, un service managé donnant accès à l’infrastructure et au harnais qui font tourner Codex et ChatGPT for Work. Un seul appel API suffit pour créer un agent prêt à l’emploi, en précisant la tâche à accomplir, le modèle, les outils disponibles et l’environnement d’exécution.

Les développeurs et les développeuses choisissent où l’agent s’exécute : dans un bac à sable géré par OpenAI, sur leur propre infrastructure, ou chez l’un des fournisseurs avec lesquels la société a noué des intégrations. Ce choix conditionne la puissance de calcul, la mémoire et le stockage disponibles pour l’agent. À noter qu’OpenAI fait évoluer ce harnais en continu.

Agents API OpenAI fonctionnement
L’application envoie ses tâches à l’API Agents, qui pilote le harnais et transmet les appels d’outils au bac à sable avant de renvoyer les résultats. © OpenAI

Plusieurs fonctionnalités sont déjà disponibles :

  • un compactage automatique du contexte, qui résume les échanges antérieurs à mesure qu’une session approche de sa limite, de sorte que l’agent puisse travailler sur plusieurs fenêtres de contexte sans que les développeurs aient à coder cette logique eux-mêmes.
  • une recherche d’outils qui charge uniquement les définitions pertinentes selon la tâche en cours, ce qui réduit la consommation de tokens et préserve le cache du modèle.
  • un appel d’outils programmatique, qui exécute les appels en parallèle, les enchaîne ou filtre leurs résultats dans le code, avant de ne remonter que les données utiles dans le contexte du modèle.
  • une prise en charge multi-agent, avec un agent principal capable de découper une tâche complexe et de la déléguer à des sous-agents qui travaillent en parallèle, chacun avec son propre contexte.

Accès et disponibilité de l'API Agents d'OpenAI

L’API Agents est proposée en bêta publique dès aujourd’hui. Elle est accessible à tous les développeurs. OpenAI n’applique aucuns frais supplémentaires pour l’API elle-même : seuls les tokens et les outils utilisés sont facturés, aux tarifs standards de la plateforme.

Comment créer et faire tourner un agent avec l’API Agents ?

La documentation d’OpenAI détaille le déroulé d’une session, du lancement jusqu’à sa reprise, en quatre étapes :

  1. Créer une session en configurant l’agent (modèle, instructions, outils) et en choisissant son environnement. OpenAI provisionne l’environnement correspondant.
  2. Confier une tâche à l’agent. La saisie déclenche un tour de travail une fois l’environnement prêt.
  3. Suivre la progression de l’agent, en diffusant les événements en continu ou via des webhooks qui signalent la fin d’une tâche ou un besoin d’intervention.
  4. Envoyer une nouvelle tâche à la même session pour poursuivre le travail, ou orienter l’agent pendant qu’il exécute encore la tâche en cours.

La session conserve son état d’un tour à l’autre. Il n’est pas nécessaire de reconstruire le contexte de la conversation à chaque nouvelle tâche, précise OpenAI.

Le harnais de Codex, un produit à part entière chez OpenAI

OpenAI présente cette API comme le fruit de l’expérience accumulée en déployant Codex et ChatGPT for Work auprès de ses utilisateurs. La société affirme avoir appris ce qu’il fallait mettre en place pour faire fonctionner des agents de longue durée en conditions réelles : la gestion du contexte, l’usage efficace des outils, la coordination des sous-agents, ainsi qu’une infrastructure capable de faire tourner un agent pendant plusieurs jours.

Cette couche logicielle, que l’on désigne désormais sous le terme de harnais, restait jusqu’ici surtout intégrée aux outils de codage. OpenAI en fait un produit détaché de Codex, que les développeurs peuvent employer pour leurs propres agents, sans construire leur propre couche d’orchestration.

L’API Agents repose sur une version open source de Codex, dont le code reste consultable. OpenAI prévoit d’affiner le service selon les retours reçus pendant la bêta, avant une disponibilité générale.